SOLIDARITE (I)
Parce que le bonheur qu'on nous propose ne se décline qu'en numéraire
Parce que la réussite est matérielle et que la joie doit se compter
Que l'égoïsme se revendique comme une vertu à arborer.
Parce qu'on méprise les idéaux qui s'effacent devant les carrières
Et qu'on continue de juger sur la voiture et le salaire...
Parce qu'on refuse des pièces à la main froide d'un chômeur
Et qu'on pense toujours en frontières et en nationalités
Parce que les heures imbéciles se perdent aux portefeuilles de nos patrons
Et qu'il y a toujours des ministres et des sénateurs, des énarques et des députés
Parce que le monde est bien géré pour que ça dure encore longtemps
Et qu'on achète à crédit de la liberté morte
Qui nous oblige à continuer...
Parce que la révolution ne viendra pas...
Il faut s'en aller !
SOLIDARITE (II)
La réussite sociale est devenue un emblème
L'égoïsme est une vertu qu'on revendique
La joie, la liberté s'achètent à crédit
Pour tous le même mot d'ordre : continuer...
Les idéaux s'effacent devant les carrières
On juge toujours sur la voiture et le salaire
Le monde est bien réglé
pour que ça dure encore longtemps
Le système est géré
pour qu'il y ait toujours des perdants
On code nos existences en nationalités
En frontières, en nations, en papiers d'identité
Diviser pour mieux régner
Ne laisser aucune chance à la solidarité...
SANS IMPORTANCE
Les rues sont infinies quand on marche sans but
Les gens le croisent, ils ne s'en soucient pas.
Ce qu'il pense n'a pas d'importance,
Et personne ne remarque sa présence.
Tout seul dans la tête... Il est
Tout seul dans la tête... Toujours
Tout seul dans la tête... Il est
Tout seul dans la tête.. Seul !
Chaque matin, après la nuit au froid
Il s'en va vers le bus de méthadone
Enfin le calme, enfin la paix
Et puis il sait qu'il va rester...
Les heures sont vides, elles n'ont plus aucun sens,
Elles sont les maillons d'une chaîne blessante
Pour l'ombre enchaînée, inanimée,
Tout est vide, plus rien n'a d'importance
Ses membres sont devenus si légers
Qu'il ne sent plus le bitume de la route
Ses yeux se sont retournés dans sa tête,
Le reste du monde a fini d'exister.
HÉRITIERS D'UN AUTRE TEMPS
Les enfants d'Afghanistan
Les héritiers d'un autre temps
Les enfants d'Afghanistan
Sont les fils des bains de sang
Des lois religieuses appliquées à la lettre,
L'inquisition remise au goût du jour
L'intolérance revenue du fond des âges
Et le fanatisme à tous les étages
La grandeur humaine outragée, piétinée
Certains ne pensent que par la prière
Si des soi-disant dieux sont de lumière
Ce n'est qu'en les lisant avec humanité.
Les Occidentaux eurocentralisés
Ne font ni dans le détail ni dans la mesure
Pour eux les Musulmans sont tous les mêmes
Ils font des amalgames à tort et à travers
Rien à attendre des pays spéculateurs
Qui jugent sans réflexion ni discernement
Ils ont déjà jeté leur peu d'humanité
Dans les corbeilles de leurs placements boursiers
D'un côté des fanatiques du régime sanglant
Qui martyrise chaque jour des femmes, des enfants
La barbarie légalisée, sacralisée
Menée par une poignée d'illuminés
De l'autre des États pseudo-démocratiques
La bouche en coeur prétendent défendre le droit des femmes
Pendant qu'eux-mêmes dans leur système capitaliste
Les vouent à la cuisine et aux bordels !
Les enfants d'Afghanistan
Les enfants de l'Occident
Des héritiers d'un autre temps
Les enfants du monde de l'argent.
ALGERIA (Ltd Corp.)
Les casinos de la côte, les palmiers,
Le bleu de la mer Méditerranée
Les limousines des hommes d'affaires
Et des conseillers européens
Tous les habitués des hôtels select
Pendant ce temps, dans le bled...
Massacrés... Les villages...
Égorgés... Mutilés ...
La population, aux mains des militaires,
Est rançonnée par des hommes d'affaires
Algérie... Paralysée...
Mutilée... Massacrée...
Les pseudo-experts européens
N'ouvrent pas les yeux mais ils jugent de tout
Algérie... Mutilée...
Massacrée... Par les affaires...
Les villages... Torturés...
Massacrés... Égorgés...!!
APPEL DU VIDE
Appel de mort... Appel du vide
Cent vingt cinq par bloc, un mètre par homme
Il n'y a plus d'air, il n'y a plus d'oxygène
Cent vingt cinq par bloc, un mètre par homme
les colis n'arrivent plus dans les prisons russes
Cent vingt cinq par bloc, un mètre par homme
Repos à tour de rôle près des ventilateurs
Cent vingt cinq par bloc, un mètre par homme
Où trouver de l'espoir ? Mais où est la vie ?
Des blocs surpeuplés, dans la moiteur infecte
La loi du plus fort pour respirer, est-ce le jour,
Est-ce la nuit ? Plus de colis, les visites interdites,
Avec les rats en compagnie nocturne...
Les maladies du fond du moyen-âge
Dans ces cellules laboratoires
Narcotica, la seule condamnation, tous oubliés,
tous oubliés... Pour la justice, pour quelle justice ?
NOUVEAUX CLOWNS, MEME CIRQUE
Dans leurs hautes écoles, sur les mêmes bancs
Le face à face, en bons voisins...
Sur les plateaux télé, les grosses journalistes
Les thèmes préparés, suivez la liste !
Immunités parlementaires, impunité,
Pourquoi s'en faire ?
l'État aux oeufs d'or, volaille sacrée
Liberté, (In)égalité, Impunité
À gauche, à droite, à droite, au centre,
au centre, à gauche, partout
La politique-métier, l'argent-profit,
le profit... les affaires !
À gauche, à droite, à droite, au centre,
au centre, à gauche, partout
La carrière politique, les fins électorales,
le profit... les affaires !
Et la bouche en coeur
Ils réclament davantage de transparence
pour des questions morales !
Réformes judiciaires : une nouvelle équipe !
D'autre clowns, mais le même cirque !
Immunités parlementaires, impunité
Pourquoi s'en faire ?
PULSIONS
Enveloppes bleuâtres qui déambulent
Cimetières mouvants, ronde des cadavres
Pourriture
Pourriture suspendue, les jolis visages !
Court le temps, et voilà !
Ca s'entrechoque, ça cliquette
La musique infecte, la danse des taons..
L'odeur poivrée, la peau tendue
Le but atteint... Et voilà.. !
LA FIN EN SOI
Fabriquer quelque chose enrichit son créateur
Mais quand l'objet est prêt, cesse-t-on d'exister ?
Des deux plaisirs, lequel est vrai :
Fabriquer un objet ou bien le posséder ?
Est-ce qu'on est c'qu'on possède...
...ou finallement ce qu'on fait ?
Est-ce qu'on est c'qu'on achète...
...ou finallement ce qu'on est ?
L'objet n'est destiné qu'à être retravaillé
S'il est une fin en soi autant dire qu'il est mort
On apprend par l'action, c'est une richesse sublime
L'objet n'a pour valeur que celle qu'on lui accorde
Déplacer le plaisir du faire vers l'avoir
Cela relève déjà de la manie malsaine
Mais que dire du shopping dont l'objectif unique
Reste de posséder ce qu'on ne fabrique pas ?
Collectionneurs de timbres, d'argent ou de richesses
Maniaques du "moi-je", possesseurs insatiables
Quand vous irez crever, qu'aurez-vous pour paquetage ?
Pas ce que vous avez eu, mais ce que vous avez été.
TWO DAYS IN THE WEEK
Their shops are full with useless crap
for which we work hard!
They call this progress ?
I call it useless waste of our lives!
Some of us say:
"we are lucky to be free to buy and buy some more!"
They call this progress...
I call it useless waste of our lives!
Two days in the week, that's the life they give,
and say we're lucky we have a job!
Two days in the week is just the time we need
to spend the money we've been working for!
The less we go shopping, the sooner we'll have
to think of another solution!
The less we go shopping, the sooner we'll have
to think of another way!
LES INVENDUS DE LA MORT
Léo Ferré disait :
"Le jour où les animaux découvriront
qu'on les mange...! "
Ils sont chaque jour des millions
Qu'on assassine sans remords
Ils sont chaque jour des milliards
Dans les feedlots de la mort...
Pour ne pas faire baisser leurs prix
Les commerçants jettent aux ordures
Des tonnes de chairs - meurtries
Ils appellent ça leurs "invendus" !
La consommation à outrance
Le gaspillage systématique
Ne cassent pas que des jouets plastiques
La terre est rouge - de sang !
Leurs sombres convois ferroviaires
Ressemblent à ces horreurs lointaines
Des trains de la Mort allant vers l'Est
Pourtant chacun trouve ça très normal...
Mais comment peut-on accepter
De cautionner un tel marché
D'approuver une telle cruauté
Dans une logique tranquille et froide ?
Usine de jouets ou d'animaux
La même logique est appliquée
L'intérêt de la production
Ne souffre aucune objection
Ce génocide organisé
Est calculé, budgétisé
Qu'importent les sentiments humains ?
Le profit passe avant le bien !
TOUT PEUT CHANGER
Les semaines passent, les mêmes ruelles,
les mêmes avenues blafardes...
Les années passent et la même routine
écrase le quotidien...
Quel paradis attendre ici ?
Et quel sens a la vie ?
Une existence c'est moins que rien
réduit à une fiche de paie...
Non, rien n'a changé
Et tout va continuer
On prend toujours le même train le matin
Sans espoir de changement pour le lendemain
Non, rien n'a changé
Et tout va continuer
La vie passera, des semaines et des mois
La grisaille des ruelles devant soi ...
Ils sont des milliards, qui naissent et travaillent
Qui consomment et qui meurent
Nous sommes des milliards, le regard éteint,
Réduits à des consommateurs...
C'est ça la vie ?
Et qu'est-ce qu'on laisse aux enfants qui viendront ?
Un monde sans vie,
Déshumanisé par leurs économies de marché
Une main tendue suffit pourtant
Pour bousculer l'ordre des choses
Un simple geste de solidarité
Peut tout remettre en cause
Du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest
L'avenir nous appartient !
Du Nord au Sud, de l'Est à l'Ouest
Personne ne peut nous prendre en mains !
Allez, tout peut changer !
La vie va enfin commencer
Laisse partir le train du matin
Le soleil se lève et demain...
Allez, tout doit changer!
La vie doit enfin commencer
Relevons la tête, vivons debout
Le soleil se lève et c'est pour nous !
Laisse partir le train du matin
Le soleil se lève...
Laisse partir le train du matin
Et serrons-nous la main.
Serrons-nous la main.
REVOLTE
L'esprit de révolte a disparu,
les rebelles n'existent plus
La jeunesse passive s'ensommeille
au son des chiennes de télé
L'unique objectif : profiter...!
Et vive les discos et les filles !
MTV, TMF vendent des neuroleptiques
The Box et TMF salissent tout ce qu'elles touchent
SBS, RTL et vive l'abrutissement !
M6 et TF1 attirent toujours les mouches !
Les étudiants savent faire la fête,
gavés de speeds jusqu'à midi
Ils ne rêvent plus de refaire le monde
Parce que le monde leur va très bien
S'il y a des pauvres ? c'est pas leur faute...
"Contre la misère, il n'y a rien à faire..."
"Il n'y a que les ringards qui se révoltent
Suivons la mode, tout va très bien ! "
"On est bien cool dans nos Converse,
en Addidas ou en All Star !
Faisons carrière, il faut de l'argent
Toutes les boutiques nous tendent les bras !"
LES BANQUES CA SE FERME, LES BANQUIERS CA S'ENFERME!
Les banques sont des bordels avec pignon sur rue
Pour nous dévaliser elles ne se gênent plus
Officiellement couvertes par les gouvernements
Avec leurs taux d'usure elles ruinent les épargnants
Elles gèrent le pays au nom des intérêts privés
Leurs tentacules recouvrent l'échiquier financier
Les ministres de tout poil vont en s'agenouillant
Devant ces nouveaux dieux du culte de l'Argent
Elles volent notre travail et elles nous appauvrissent
le métier d'usure est le plus vieux du monde
Parasites privés, elles ne prêtent qu'aux riches
Elles détournent chaque jour le fruit de ton travail
Les banques ça se ferme, les banquiers ça s'enferme !
Fidèles alliées et nourrices du patronat
Prostituent nos salaires sans nous laisser le choix
Pour financer les industries qui nous exploitent
Et renforcer leur position de névropathes
Elles rendent des services mais c'est à sens unique
Les cartes et les chéquiers, elles nous les font payer !
En toute impunité elles composent des fichiers
Plus rien ne les arrête, elles sont déterminées !
Elles volent notre travail et elles nous appauvrissent
le métier d'usure est le plus vieux du monde
Parasites privés, elles ne prêtent qu'aux riches
Elles détournent chaque jour le fruit de ton travail
Les banques ça se ferme, les banquiers ça s'enferme !
Des tribunaux vont jusqu'à les habiliter
À se porter garantes de la moralité
C'est le retour au XIXème siècle, à grands pas,
Des riches et des bourgeois vivant au-dessus des lois
Et désormais avec la mondialisation
Il n'y a plus d'espoir, plus de solution
Nous vivrons à leur botte, il faudra se plier
Le règne des banquiers ne fait que commencer !
Elles volent notre travail et elles nous appauvrissent
C'est maintenant qu'il te faut réagir !
Parasites privés, elles ne prêtent qu'aux riches
Agis dès à présent, ne les laisse plus grandir !
Les banques ça se ferme, les banquiers ça s'enferme !
LES FUNAMBULES UNIJAMBISTES
Les rues sont bondées de ces faux anarchistes
De mille funambules unijambistes !
Qui plus que tout au monde veulent mourir pour le peuple,
Mais pour rien au monde ne voudraient vivre avec lui !
Et qui d'ailleurs pour ce qui est de mourir,
Préfèrent encore laisser aux autres cet honneur
Ces apôtres magnifiques pour l'humanité
Ne s'inquiètent même plus d'un clochard sur le pavé.
Et comme je les plains ces élites pensantes,
Buvantes, fumantes et heureusement peu agissantes
Car elles ne connaîtront jamais le bonheur, au plein air,
Du grand plongeon dans la foule d'un bal populaire
JE NE JOUE PLUS
Je suis enfant du monde, je suis noir de peau, ou bien né latino
Je suis de Palestine ou né en Croatie, dans les coups et les cris
Le jeu que jouent les grands moi je le connais bien...
Le jeu que jouent les grands moi je le connais bien...
C'est hier et demain
Ma mère est morte hier, écrasée dans une école
Par une bombe de l'O.T.A.N.
Mon frère est à la guerre, il est parti défendre
une certaine frontière...
Moi je ne comprends plus les règles de vos jeux,
ça devient compliqué...
Je voudrais juste savoir à quel moment ma mère
Va se réveiller.
O.T.A.N. DE LARMES
Depuis leurs navires les soldats U.S.
Jouent à la guerre électronique
Ils suivent leurs missiles sur des consoles vidéo
Ils comptent les points et les ponts en moins
Ils bombardent l'Europe, massacrent au Proche-Orient
Avec l'appui bêlant des chefs de gouvernement
Il leur faut une guerre tous les quatre ans
Pour conserver les budgets de l'armement
Mais l'esprit des libertés,
Et la paix et l'unité,
C'est pas avec des bombes ni des Madeleine Albright
qu'on les obtiendra
Le Pacte de Varsovie est pourtant enterré
Mais les États-Unis et leurs Nations-Unies
continuent de gendarmer
Et l'O.T.A.N. sévit toujours sans légitimité
Les démocraties, la liberté des peuples
Il faut autre chose que la libre entreprise pour les garantir.
Les enfants du monde tombent sous les bombes
Alors que l'Occident continue de tricher
dans l'argent pour des tombes
Et l'O.T.A.N. sévit toujours sans légitimité
ROMANCE POUR LA GROSSE MADELEINE (ALBRIGHT)
Oh ma grosse Madeleine, en Serbie...
Oh ma grosse Madeleine, en Iran...
Oh ma grosse Madeleine, en Lybie...
Oh ma grosse Madeleine, en Somalie...
Oh Madeleine, aigre fiente
Ton visage respire la haine
Tes discours, tous les jours
Il vaudrait mieux être sourd
Ton charme porcin, Madeleine
Colombine des ruelles
Est l'annonce quotidienne
D'un nouveau flot de haine
Oh ma grosse Madeleine, au Caraïbes...
Oh ma grosse Madeleine, en Russie...
Oh ma grosse Madeleine, en Amérique latine...
Oh ma grosse Madeleine... et en Chine!
Oh Madeleine, envoie-nous
Tes douceurs américaines
Tes missiles « Patriot »
Pour ton commerce des haines
Tu défends ardemment
Les idéaux de justice de l'O.T.A.N.
Quel délice, que de bombes en perspective !
Oh ma grosse Madeleine, en Europe...
Oh ma grosse Madeleine, en Asie...
Oh ma grosse Madeleine, au Proche-Orient...
Oh ma grosse Madeleine, en Afrique...
Viens Madeleine, on t'attend
Viens ma truie américaine
Tu verras, nous aussi
On sait organiser des fêtes
Viens nous voir, Madeleine
On saura te recevoir
Et t'offrir, nous aussi,
Des douceurs à l'américaine!
CARWASH
Some people wash cars, on Sunday
Some people wash their cars... Everyday !
The car has to be cleaned,
it has to be seen!
It is a tangible sign of their success!
The car must be seen,
so it has to be clean...
it took so long for them to buy it !
It needs a lot of time,
and a lot of water,
but they never drink water anyway..
It is a major expense,
so much care to dispense,
it needs attention but it is worth it!
CA SE SAURAIT…
Élections des "Rendez-vous européens",
leurs "référendums" à tout déterminer,
"Grandes échéances locales et nationales",
C'est du cirque, ça nous emmerde… !
Parlements-pognon, tout ça c'est du bidon !
Ils s'autoriseront des grandes résolutions
pour bombarder les peuples sans consultation…
C'est du cirque, ça nous emmerde… !
Les présidentielles et tous les septennats,
Conseils des ministres et les pseudo-réformes…
À gauche comme à droite,
ils appliquent les mêmes normes…
Ils nous emmerdent, ils nous emmerdent !
S'en aller voter … pour la monnaie unique ?
Aller cautionner leur argent politique ?
Consentir à quoi et pour espérer quoi ?
L'État grand magasin, l'État reste aux patrons !
Si les élections, ça changeait l'existence,
qu'en allant voter on gagnait quelque chose,
que par les scrutins on pouvait décider…
Ça se saurait, ça se saurait !
Si les élections nous laissaient décider,
on peut être certain qu'elles seraient prohibées !
Si les élections donnaient la liberté,
la classe politique nous les interdirait !
HAUTE SECURITE
La police veille sur notre sécurité,
la police défend nos intérêts
Elle protège nos familles et nos fils
ça vaut bien de menus sacrifices...
La police est là, pour veiller sur toi
La police est là, sois tranquille
La police est là, c'est toi qui veux ça,
Montre tes papiers ou reste chez toi!
Ils disent que sans police
on seraient tous assassinés,
mais leurs services
entretiennent les rivalités
Tout est une question d'ordre établi,
au simple bénéfice de quelques nantis
La police est là, c'est toi qui veux ça
Montre tes papiers ou reste chez toi
La police est là, il ne tient qu'à toi
De prendre enfin ta propre vie en main
Ils exploitent notre faiblesse, et nos peurs
Nos incertitudes et nos manques de valeurs
La liberté ne s'apprend pas en un jour,
après l'éternité tenus en laisse!
La liberté, bien sûr, la liberté s'apprend,
Prends patience, c'est une question de temps
La liberté, crois-moi, la liberté,
C'est la plus belle chose qu'on puisse imaginer
La liberté, bien sûr, la liberté s'apprend,
Prends patience, c'est une question de temps
La liberté, crois-moi quand tu l'auras
Tu ne laisseras plus personne jamais te l'enlever
MAGNITOGORSK
Magnitogorsk a trahi les espoirs,
Mais qu'en reste-t-il ?
La Chine s'enlise, Cuba se meurt,
Magnitogorsk...
Internationale, Internationale, Internationale,
Qu'en reste-t-il ?
Magnitogorsk a trahi les espoirs
Que reste-t-il des rêves de liberté ?
La fin d'un cauchemar, un grand vide,
Que faire face aux société privées ?
Les "démocraties S.A.R.L."
Regardent avec plaisir
Leur grand marché s'agrandir
Elles crient victoire
Sur les espoirs
De ceux qui ont lutté
Pour un monde d'égalité
Internationale, Internationale, Internationale,
Qu'en reste-t-il ?
Les pays sont livrés
Aux marchands sans scrupules
Partout dans les ruines
Règne l'apologie du crime
Les valeurs humaines,
La paix et l'unité
Tournées en dérision
Au nom de l'Argent-roi!
La Chine s'enlise, Cuba se meurt,
Et les eurodollars veulent faire notre bonheur !
Les idéaux, aux oubliettes,
L'égoïsme est vainqueur
Il faut baisser la tête...
SUNDAY BALLOTS
Tu ne vois pas que les années passent
sans aucune lueur d'espoir ?
Eh, tu vois pas que tous unis,
on peut changer l'existence ?
On va pas changer les choses
en allant voter dimanche
On va pas changer le monde
en laissant passer la chance
La vie est devenue une prison,
aux barreaux de la consommation
Le destin c'est une invention,
la routine c'est la régression !
Notre capital c'est la vie, l'avenir est entre nos mains
Et si on groupe un front uni, plus besoin de leurs magasins
On va pas changer les choses en allant voter dimanche
On va pas changer le monde en laissant passer la chance
Je vis dans le noir, de huit heures à cinq heures
pour m'acheter du quotidien
Je vis dans le noir, de huit heures à cinq heures,
et je m'enchaîne les mains...
Le shopping est devenu le premier des loisirs
Que m'importent les objets, ils sont inanimés
La richesse est en nous, nous pouvons tout créer !
La consommation, il paraît que c'est une chance
Le monde entier nous l'envie...
Je reste dans le noir, de huit heures à cinq heures
On me dit que c'est pour mon bien...
Que m'importent les objets, ils sont inanimés
J'ai appris le meilleur de ce que je possédais
Que brûlent les magasins, je n'ai plus besoin de rien !
TELLY LIES
The telly tells me what to do
The paper tells me what to think...
The telly tells me what to buy
The paper even tells me who I am !
The telly lies, the paper lies,
the paper, the paper...
If I can't sleep or I can't shit,
the telly knows what I need...
Do I need some cash ? I want a car ?
The telly knows where I can find'em
Do I need a reason to go on ?
I got no job ? I got no sex ?
The telly's got good news for me
The telly's got good shows, you see!
But the telly lies...
DROLE DE REVE
À quoi bon les révoltes, les révolutions,
Les prises de conscience, les dénociations
L'Amérique, Grand Satan, on était tous d'accord
N'empêche que leur Europe, elle fait pire encore !
L'amérique, l'amérique,
Si c'est un rêve, eh bien il est mauvais
L'amérique, l'amérique..
Ne rêvons plus : elle est ici
Les sifflets de trains, toutes les sirènes de la bourse
Pour chanter sans foi la chanson du pognon !
De l'Amérique
Mortes les exceptions, les particularités,
Le profit nous ramène aux seuils de pauvreté
L'Amérique, L'Europe, il ne reste que l'argent
L'Atlantique à l'Oural, c'est une question de temps.
L'Amérique, l'Amérique
Si c'est un rêve, pas de quoi pavoiser
L'amérique, l'amérique
Elle n'a pas fini de nous emmerder
Les sifflets de trains, toutes les sirènes de la bourse
Pour chanter sans foi la chanson du pognon !
De l'Amérique